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Réhabilitation du théâtre de la Digue - Toulouse (31) - DRAC Midi-Pyrénées

Maîtrise d’ouvrage : DRAC Midi-Pyrénées


Maîtrise d’oeuvre : Didier Ondes architecte et scénographe mandataire, Véronique Joffre architecte associée, INGEDOC BET Structure, GIS BET Fluides, LAMOUREUX acousticien, SPEEG & MICHEL conception lumière, TAURISSON scénographie, Eric Poucheret et Cyril Coucoureux images


Salle à gradins de 200 places, scène, gril, RDC : accueil, espace de distribution verticale, Sous-sol : bar foyer, réserves, Etages : bibliothèque, administration, loges, salle de répétition


Shab : 1 584m²
Coût : 2.3 M€ HT
Concours 2003


Publication Plan Libre Juin 2005

Fruit de rénovations successives, la distribution actuelle, pour satisfaire aux différences de niveaux des divers espaces, génère une complexité de circulation par le biais d’escaliers hétérogènes qui, outre la consommation d’espace, rendent l’accessibilité de tous les lieux difficile et chaotique.

Une première réflexion nous permet de penser qu’une partie du problème serait résolue si l’on réalisait à un niveau commun l’accueil, le bas de la salle et la scène ainsi que leur accès. Une deuxième réflexion nous amène à imaginer qu’un système de distribution simple des niveaux, participant à la fois à la vie interne du lieu, à la mise en relation des espaces avec l’ensemble des acteurs, comédiens, techniciens, permanents, public, qui habitent ce théâtre permettrait de trouver la fluidité qui lui manque. Enfin la transpiration au travers de la façade de cette vibration interne permettrait d’assurer la mise en tension du bâtiment avec son environnement et avec la Ville, à lui donner son identité.

Tirant partie des caractéristiques urbaines du quartier et au regard de son évolution le bâtiment s’inscrit dans la limite des 18m autorisés. Dans ce cadre, l’organisation des niveaux supérieurs ainsi que le système de distributions verticales nous permettent, dans la  logique  de  la  volumétrie  générale,  de

proposer la réalisation d’une salle de répétition. Outil indispensable dans un lieu de création et de diffusion ayant par ailleurs une forte volonté pédagogique, cette salle de dimensions similaires au plateau se situe au même niveau que les loges et en double hauteur contre l’administration.

La façade du théâtre est une masse de béton teinté et coulé en place par passes successives de hauteurs variables, elle laisse apparaître tantôt une forte rugosité donnée par les agrégats mis à nu par sablage, tantôt une surface fine et lisse presque brillante, tantôt une texture rappeuse par l’emploi de sable grossier. La façade est percée d’une fente horizontale en relation avec l’accueil ainsi que de deux grandes fenêtres sur la ville, l’une s’ouvrant sur la future salle de répétition, l’autre sur les niveaux de la bibliothèque, des loges et de l’administration ainsi qu’au travers du volume du hall.

Un filtre constitué de lames horizontales de cuivre brillant préserve le mystère du lieu tout en laissant percevoir l’animation qui y règne. Le soir venu, ces lames s’animent, reflétant sur la ville les éclairages polychromes du hall et les ombres du public.