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Mise en valeur du site archéologique - Eauze (32) - SIVU pôle archéologique ELUSA - SEVIAC

Maîtrise d’ouvrage : Sivu pôle archéologique Elusa-Séviac


Maîtrise d’oeuvre : Véronique Joffre architecte mandataire, Architecture Sophie Thomas Scénographie, Eveyline Deltombe graphisme, Terrell Maurette BET Structure, Maurice Nouailles BET Fluides, Inddigo BET HQE, Alayrac Economistes, Speeg & Michel conception lumière, Mathieu Blanc images
 

Couverture des fouilles archéologiques d’une domus antique du Vème siècle
Réhabilitation de la gare ferroviaire en équipement d’accueil et d’interprétation Aménagement paysager du parcours à travers le site archéologique


Shon gare: 420 m² / couverture 960 m2

parcours paysager: 4 000 m²
Coût : 3.9 M€ HT
Concours 2009

La ville d’Eauze a le privilège et la charge de conserver les vestiges de la cité antique d’Elusa, capitale romaine de la Novempopulanie. L’enjeu du programme concerne à la fois l’action de protection, de valorisation et de présentation des vestiges d’Eauze mais également la création d’un pôle accueil et d’interprétation à vocation pédagogique et culturelle.

La gare, équipement d’accueil et d’interprétation - Le portique linéaire composé avec le parvis, affirme par son échelle l’annonce d’un lieu plus grand, les séquences rythmées par l’alignement de poteaux accompagnent l’approche vers l’accueil, l’asymétrie de la couverture force une certaine tension dans l’instant. La gare accueille le centre d’interprétation comme lieu d’introduction à la visite. Différents supports sont adaptés à la narration d’un savoir préalable plus large et convenant à différents publics.

L’ouvrage de couverture de la partie thermale de la domus et d’une partie de la voirie antique est conçu pour répondre le plus justement possible aux enjeux de protection, de mise en valeur et de présentation grâce à un impact minimum des structures sur les vestiges, une présentation en lumière naturelle des vestiges intérieurs, un cadrage horizontal  depuis

l’intérieur qui mette en valeur la continuité intérieur extérieur de la domus et du tracé des espaces publics par la légèreté des vitrages suspendus. Un deuxième niveau de transparence des façades filtrées au dessus permet de conserver un lien avec l’environnement naturel et l’ensemble des perspectives sur le site archéologique.

L’étude nous a conduit à retenir la trame de dix pieds romains comme support de la composition, bien que repérable dans les largeurs de voies, aucune correspondance n’a été recherchée car elle aurait été approximative, variable : il s’agit d’une métrique, d’un mode de composition dont les échos sont toutefois fréquents avec les vestiges. La structure de la couverture retenue est constituée d’un plan de structure tridimensionnel porté par seulement 4 points porteurs situés au milieu des côtés.

Les façades vitrées sur toute la hauteur sont doublées une demi trame vers l’extérieur par une toile textile en résille qui établi une ligne horizontale périphérique à toute la couverture entre la partie supérieure en lumière tamisée et près du sol la partie claire qui accentue la perception du phénomène de lévitation de l‘édifice. La perception recherchée  de   l’ouvrage  est  l’horizontale  de  son  volume

simple en écho au plan des vestiges, sa matérialité composée qui donne à voir un mode constructif répétitif, rythmé, facilement lisible et une masse ajourée dont la surface perçue intègre les variations de la lumière en écho avec son environnement.

Le parti scénographique pour l’aménagement du site archéologique - Avec les éléments de la boîte à outils, un parti pris de présentation accessible et attractif pour tous les publics est mis en place en synergie avec l’équipe des archéologues. Ce mode de présentation souple, ludique et évolutif utilise les outils des géomètres, charpentiers et maçons que sont les règles, les équerres, mires, objets de couleur orange, légers et résistants, traités en acier thermolaqué, avec les mesures représentées en noir et blanc. Le choix de l’outil et son positionnement permet de rendre lisible les structures de l’urbanisme et de l’architecture dans le paysage (Equerre, Portique, Mire sur les Lisses), de nommer et redonner du sens à la Domus (Ecritoire, Titre sur les Lisses, Marqueurs dans les vestiges ou incrustés au sol et dans les murs maçonnés) Enfin à un autre niveau, d’interpeller le public en faisant lire pour leur redonner vie des extraits de textes connus des Anciens (Evocation…).